- D'où nous viennent
certains mots et expressions
- (derniers
rajouts en bleu)
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- L'origine des mots constitue une source permanente d'étonnement.
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- à suivre...
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- Le
boycottage est un moyen de pression. Le tyrannique Charles
Boycott était intendant d'un vaste domaine en Irlande. Ses fermiers
finirent par se révolter, l'empêchant de recevoir approvisionnement et
courrier. Totalement isolé il finit par se plier à leurs exigences. Le
mot "boycotting" passa dans la langue anglaise dès 1880.
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- La
Trêve de Dieu était une tentative de l'Église
pour contrôler la violence féodale par l'application de sanctions
religieuses.
Premières applications des règles en 1027. L'Eglise ayant abandonné le
pouvoir temporel cette trêve fut de moins en moins respectée. Une des
dernières initiatives du genre fut le fait de simples combattants
franco-allemands lors de la grande guerre, au grand dam des autorités
militaires; elle fut appelée la trêve de Noël. Aujourd'hui, Noël
n'arrête pas une guerre... Entre Noël et Nouvel An est apparue la
Trêve des confiseurs pour signifier une
accalmie dans les marchés boursiers.
L'expression est construite ainsi car cette
période hivernale des
fêtes est traditionnellement propice aux
plaisirs de la table et plus particulièrement aux
confiseries. Donc rien
à voir avec une paix observée dans une hypothétique bataille de tartes à
la crème...
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- L' effet papillon est une
expression qui résume une
métaphore concernant le phénomène
fondamental de
sensibilité aux conditions initiales en
théorie du chaos.
- (Wikipedia)
- "Un simple battement d'ailes d'un
papillon peut-il déclencher une tornade à l'autre bout du monde"?
- L'appertisation,
autrement dit le procédé de stérilisation pour les aliments, fut mise
au point en 1795
par Nicolas Appert, soit 60 ans
avant Louis Pasteur et
sa pasteurisation.
- La poudre d'émeri,
issue de la roche homonyme, est mélangée
à l'eau
pour former une pâte qui
est utilisée pour boucher les bouteilles. Le
bouchon en verre et l'intérieur du goulot,
enduits de cette pâte, sont ajustés
par rodage et en assure
ainsi l'herméticité. Le langage populaire eut tôt fait d'associer ce
travail parfait à l'idée d'une personne « bouchée
à l'émeri », pour signifier son peu
d'ouverture pour ne pas dire son abêtissement.
- «Je croyais bien en avoir douze.
Au temps pour moi, après recomptage
j'en ai treize.» Autrement dit: je reconnais
mon erreur et je reprends au début, c'est-à-dire au premier temps, là où
j'ai commis mon erreur. L'expression serait d'origine militaire: être ou
ne pas être dans le temps (tempo) de la marche ou d'un formel. Un chef
d'orchestre qui fait reprendre ses musiciens précisément à l'endroit de
l'erreur relevée par lui, leur fait reprendre "au temps
pour lui". Par contre, si vous êtes au bistrot
et que votre ami commande une bière, il est
parfaitement exact de dire "Autant pour moi !" pour obtenir la même
chose de votre barman préféré...
- Payer en
espèces
sonnantes et trébuchantes signifie aujourd'hui encore, payer
avec du bon argent. Afin de se défausser... des faussaires, banquiers et
autres marchands d'antan faisaient tinter la monnaie pour en reconnaître
sa sonorité. Ils utilisaient également une balance très précise
appelée trébuchet (1326) qui en déterminait le bon aloi. Certains petits
malins rognaient ou limaient légèrement les pièces afin de recycler ces
chutes en pièces nouvelles ou bijoux précieux.
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- Gagner le pactole,
qui n'en rêve pas? Le Pactole, rivière de l'ancienne Lydie (Asie
Mineure) baignait Sardes. Il était réputé pour ses sables aurifères. Ses
eaux roulaient des paillettes d'or qui firent la richesse de Crésus, roi
de Lydie de env. -501 à -546. L'explication coule donc de source...
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Curieusement, le Pont
Neuf est le plus vieux pont de Paris.
Certes, comme tous les vieux "ponts-neufs" de par le monde, en son temps
il fut donc... neuf, mais du début de sa construction en 1578 à son
inauguration en 1604, il prit tout de même 26 ans d'âge...
- Quel point commun peut-il exister entre un
robinet et un mouton?... Eh bien,
celui-là sans celui-ci porterait sans doute un autre nom. En effet, au
moyen âge un "Robin" était un mouton et comme la forme des premiers
robinets ressemblait à une tête de mouton, le robinet est devenu
d'appellation... courante, si je puis me permettre.
-
-
Autrefois,
le mot renard
n'existait pas. Au XII-XIIIe siècle le trouvère Jean Renart (avec
un "t") écrivit Le Roman de Renart
dans lequel il appela "Goupil
le Renart" c'est animal très rusé qui trompe les autres pour avoir
de la nourriture et aussi se moquer d'eux. Ainsi,
goupil est tombé en désuétude au profit de "Renart" devenu renard.
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- Si jamais on vous
limoge
c'est déjà que vous avez eu la chance d'appartenir à une certaine
catégorie d'individus hautement considérés. Le simple pékin, on le
licencie, on le vire, on le vide... Qui est limogé se consolera en
apprenant que ce terme (c'est le cas de le dire), c'est à
la ville
de Limoges qu'on le doit : le maréchal Joffre
y assignait à résidence les officiers
d’état-major qu’il avait relevés de leur commandement.
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- S'il est un fromage connu de par le monde et qui
est originaire de Suisse, c'est bien le gruyère
! Il vient de la Gruyère, une
verdoyante région fribourgeoise. Et le gruyère, contrairement à tout ce
que l'on en dit, y compris le "petit Robert 2000", n'a pas de trous.
Mais quand une (fausse) idée largement répandue dans l'Exagone, creuset de
la langue française, il y a peu d'espoir que l'on n'en démordra jamais...
C'est l'emmental qui a des trous: ce fromage bernois dont les meules font
presque un tiers de plus de volume du gruyère pour le même poids. Et pour
cause...
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- Se mettre en rang
d'oignons: L'origine de cette expression ne serait pas,
comme on pourrait le supposer, d'origine paysanne mais
elle serait plutôt d'issue "noble"
puisqu'elle aurait un rapport avec le baron
d'Oignon.
Cet homme, maître de cérémonie aux Etats Généraux de Blois en 1576, de son
nom complet Artus de La Fontaine Solaro, baron d'Oignon et seigneur de
Vaumoise, travailla sous l'égide de quatre rois à partir de Henri II. Il
avait pour rôle d'attribuer à chaque député son rang protocolaire et, en
fonction de celui-ci, sa place... ce que certains d'entre eux
n'appréciaient pas, se considérant ironiquement comme "placés en rangs
d'Oignon"...
Au début du XVIIème siècle
cette expression signifiait ne signifiait pas seulement "se mettre
sur une même file", mais s'inviter à une réunion
à laquelle on n'est pas convié...
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- En1651, les cavaliers croates portaient une
"bande de linge" autour du cou. La mode adopta et adapta ce bout d'étoffe
et lui donna le nom de cravate, du mot
"Croate" francisé.
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- Les moines copistes du Moyen Age étaient loin d'imaginer le
succès du signe @ lorsqu'ils
l'inventèrent comme abréviation graphique de la préposition latine ad
(à, vers). Le d, en ce temps-là, était un rond terminé par une courbe
vers la gauche. Aujourd'hui, le nom réel du signe est "arobase".
Les Anglais l'appellent "at" (traduction du ad latin). Quant à
l'origine du mot "arobase", il faut se souvenir qu'anciennement les
imprimeurs rangeaient leurs lettres dans un meuble qui s'appelait la casse
(d'où la notion de changement de casse dans certains traitements de
texte), en haut les majuscules (haut de casse), en bas les
minuscules (bas de casse). De plus, le A s'écrivait en minuscule de
deux manières: a et @; le second était le "a rond". Donc, @ est un "a rond
bas de casse" qui, avec la déformation est devenu "arobase".
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- Il y a environ un siècle, l'automobile faisait son apparition. Quand elles se
firent plus nombreuses, il fallut songer à les distinguer et on décida de les doter
d'une plaque numérotée. S'agissant d'une nouveauté on ne sut trop, en France, à quel
service d'Etat en attribuer la distribution. L'une des institutions les moins chargées
était l'Office des mines. On lui confia donc cette tâche et, tout naturellement, elles
furent baptisées plaques minéralogiques.
On essaya bien, en 1929, de corriger cet illogisme en les renommant "plaques
d'immatriculation". Mais le pli était pris...
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- Cher aux américains... et aux cruciverbistes, l'oncle Sam
a vraiment existé. Pendant la guerre de 1812, un boucher du nom de Samuel
Wilson livrait à l'armée des sacs de viande estampillés du sigle US. Ses employés le
surnommèrent Uncle Sam (Samuel), en jouant avec les initiales de United States of
America. Ce surnom fut repris par la propagande américaine pour désigner l'incarnation (l'incarnation,
c'est pas mal pour un boucher), de la nation.
- Chacun sait, par exemple, que poubelle vient du nom de son inventeur,
un certain Eugène Poubelle.
- Mais le mot nylon ?...
- Un groupe de cinq chimistes recherchaient une fibre très fine qui trouverait
d'innombrables applications notamment pour la fabrication de chaussettes et de bas.
L'invention découverte, il fallait bien lui donner un nom. Et chacun allait de sa
proposition plus ou moins fantaisiste. L'une après l'autre les suggestions étaient
rejetées par la majorité du groupe. Jusqu'au jour où l'un des chercheurs proposa de
réunir la première lettre du prénom de leur femme respective et de former un anagramme
satisfaisant. Et c'est ainsi que Nancy, Yvonne, Lorella,
Olivia et Nina apportèrent leur
contribution à la création d'un mot. Mot qui, soit dit en passant, leur fit une belle
jambe...
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- A l'énoncé de certaines origines curieuses, peut-être faites-vous une drôle de
...
binette que nous devons à un certain M. Binet, perruquier de Louis XIV et
créateur de perruques masculines que l'on appelait des binettes. Le mot finit par
désigner familièrement un visage. Comme quoi l'expression tirer une drôle de
binette est quand même un peu tirée... par les cheveux. Quoi qu'il en soit,
c'était tout de même un cas, Binet...
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- Les qu'adorent comptables et autres "impôt'steurs"
ont vu le jour suite à la parution du livre "Les comptes faits du grand
commerce" dont l'auteur fut un certain François Barrême.
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- Si vous êtes un bourreau de travail, un , n'en
tirez pas une trop grande fierté. En effet, dans la nuit du 30 au 31 août 1935, un
ancien berger de 29 ans bat un record: il extrait à lui seul cent cinq tonnes de charbon
en 5 h 45, soit dix fois le record précédent détenu par un Anglais et quatorze fois les
normes soviétiques. Un entrefilet de la Pravda révèle l'exploit de
Stakhanov. En présence de Staline, un congrès lui rend hommage et "L'émulation
socialiste" a trouvé son héros dont le nom devient synonyme de rendement et de
rythme de travail accéléré dans le monde entier...
- Mais voilà. En 1988, la Komsomolskaïa Pravda a révélé la supercherie:
Stakhanov n'était pas seul. Et pourtant son nom restera lié au travail forcené
davantage qu'à la tricherie. Ma foi, quand cela arrange les grands et les gros...
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